POURQUOI FAUT-IL ABOLIR LES ÉLECTIONS ET INSTAURER LA DÉMOCRATIE ?(1)

POURQUOI FAUT-IL ABOLIR LES ÉLECTIONS ET INSTAURER LA DÉMOCRATIE ?(1)

« Si voter change quelque chose, ils l’auraient rendu illégal » Emma Goldman

A part les deux ou trois monarchies moyenâgeuses du Golfe, des élections à intervalle olympique sont organisés un peu partout dans le monde. Les élections, qui deviennent l’une des prérogatives des États, nécessitent une énorme mobilisation de ressources en hommes, en logistique, en recensement des populations et en dépense d’énergie de la part des prétendants au statut d’ »élus ». Quand on observe la sociologie des partis dont issus les élus des assemblées parlementaires, on se rend vite compte qu’ils doivent remplir les cinq principales conditions : (1) idéologiquement, des partis ne présentant aucun danger pour la stabilité et la permanence du système en place, (2) les leaders des « partis de gouvernement » et ceux qui occupent les hautes sphères du pouvoir sont issus des classes supérieures et moyennes, jouant le rôle de garde-fou et de rempart contre les révolutions populaires, (3) les « partis de gouvernement » doivent avoir préalablement l’assentiment et l’appui des milieux économiques et des détenteurs de fortunes, (4) des moyens financiers considérables pour déployer leur propre propagande, (5) contrôle des mass médias par les « partis de gouvernement » pour manipuler et influer le choix des électeurs le jour du scrutin.

Aujourd’hui, à cause d’un fort lavage de cerveau opéré par les médias de propagande et le discours ambiant et stéréotypé des « élites » qui n’ont qu’un seul mot à la bouche et dans leur vocabulaire, « démocratie », car au fond, ils trouvent à la fois leur compte et surtout leur compte bancaire, tout le monde finit par confondre des mots, des termes et des termes qui sont historiquement, aussi contradictoires et aussi antithétiques que ceux de démocratie, élections, système parlementaire et représentatif.

D’abord, le système parlementaire né initialement en Angleterre consistait en une assemblée, le Parlement, au sein duquel se réunissaient des représentants de l’aristocratie et du clergé anglais, élus en fonction de leur fortune et leur influence économique et leur proximité avec le pouvoir royal. Au Parlement, il y avait aussi les « Commones »,(d’où la Chambre actuelle des Communes), en réalité des strates sociales issues de la bourgeoise des grandes villes et qui n’avaient aucun rapport avec le peuple malgré le terme « Common ». Le système parlementaire ou le parlementarisme qui existe aujourd’hui un peu partout dans le monde entier n’a aucun rapport avec la démocratie et les assemblées parlementaires, bien que leurs membres soient élus par le suffrage universel, n’ont rien de démocratique du fait de l’absence de représentants issus des couches populaires qui sont de facto exclus des sphères du pouvoir à cause de leur manque de moyens financiers leur permettant de lutter à armes égales, surtout au niveau de la propagande, avec les « partis de gouvernement » qui, eux sont soutenus par des puissants milieux économiques et des détenteurs de richesse et de fortune et qui attendent, comme retour sur investissement, des législations et des lois favorables au développement de leurs affaires.